4160 - Anthisnes
Analyse du paysage rural du village d’ANTHISNES
Le village adopte deux types de sites différents:
Ce village est le centre social et administratif de la commune. On le sent "peu sous l’influence" des grandes villes. Cette auréole villageoise a su garder son individualité, son identité et son mode de fonctionnement propre (autarcie).
Ce village est le plus dense et le plus important de la commune; l’espace y reste néanmoins relativement ouvert même en son "centre". Les habitations mitoyennes se rencontrent essentiellement le long de la voirie principale. Dès que l’on s’écarte du "centre" de l’entité, formé de quelques commerces, les maisons deviennent très vite plus espacées et ont un caractère plus individualiste.
C’est à Anthisnes que l’on retrouve l’essentiel des commerces, et ceci même s'ils sont peu nombreux malgré son statut de village le plus important de la commune.
La caractéristique importante de ce village (remarque qui peut s’appliquer aux autres villages à quelques nuances près), est qu’il n’y a pas véritablement de centre, même si à Anthisnes, la création de l’espace public (bancs, jeux pour enfants, zones de repos) qui relie la maison communale à l’église tente d’y remédier.
En effet, les maisons sont disposées en ruban le long des voiries de façon dense ou dispersée, mais, en parcourant la commune, on ne distingue aucun pôle véritablement central qui ferait office d’espace public, mobilisateur de rencontres et vie sociale.
Cela provient probablement du fait que les noyaux villageois originels se concentraient autour de quelques grosses fermes, et que l’urbanisation qui a suivi s’est limitée à étoffer le tissu existant, sans chercher à modifier la structure établie.
Quant à l’urbanisation actuelle, elle se caractérise souvent par la dispersion d’habitations individuelles implantées de façon anarchique le long des différents axes de communication de l’entité (ex. à Anthisnes, habitations récentes "rue du Faustay").
Si l’on remarque que la majorité des constructions anciennes implantées sur la commune étaient homogènes quant aux gabarits et aux matériaux utilisés (généralement propres à la région), on constate que, pour les constructions des années 60 à nos jours, la brique a remplacé la pierre, la tuile a remplacé l’ardoise, et que le gabarit et l’implantation des habitations sont en totale rupture avec le tissu pré-existant.
On peut retrouver ces caractéristiques, notamment en observant les habitations "rue de l’Abbaye", entre une ancienne ferme et l’Avouerie, où l’on constate l’anarchie des styles, des matériaux, et des couleurs.
Les éléments attractifs et importants que recèle le village sont, sans nul doute, l’Avouerie (bâtiment classé datant du XIIème siècle), quelques anciennes bâtisses typiques de la région, et la ferme St Laurent dont la rénovation est achevée en logements sociaux de toute beauté.
L’artère principale: le gabarit est ouvert; la largeur de voirie étant supérieure à la hauteur du bâti ici plus dense qu’ailleurs. La circulation s’effectue dans les deux sens; elle y est peu dense et s’effectue à faible vitesse. Les trottoirs ont une largeur de 1.20 m. ou sont inexistants; de même, ils servent souvent de "zone de stationnement". Ici, le piéton a peu sa place (pourtant zone de commerces et de culte), et est souvent refoulé sur la voirie par des obstacles divers. L’endroit ne présente pas assez de dégagements ni de zones réservées uniquement aux piétons pour qu’ils se sentent véritablement en sécurité.
Alors que nous nous trouvons sur le lieu de commerce et devant l’endroit du culte, l’espace n’est pas aménagé pour favoriser les relations sociales (c'est en totale contradiction avec le rôle de la Place publique).
Les rues secondaires: ici, le gabarit est étroit; la largeur de la voirie est inférieure à la hauteur du bâti. Mais comme la densité de l’habitat est faible, l’espace est néanmoins "ouvert" sur le reste du paysage. La circulation y est exclusivement locale, donc de faible densité, et s’effectue à faible vitesse. Le piéton peut facilement s’approprier l’endroit sans se sentir trop en insécurité.
On peut distinguer trois (3) périodes "d'Urbanisme" bien précises: